Lecture : En attendant Bojangles de Olivier Bourdeaut aux éditions Finitude

“Le temps d’un cocktail, d’une danse, une femme folle et chapeautée d’ailes, m’avait rendu fou d’elle en m’invitant à partager sa démence”.

C’est l’histoire d’une rencontre belle et inattendue, d’un amour fou, celle de Georges et de Renée/ Henriette/ Marguerite/ Louise (oui, Georges aime rebaptiser sa femme, d’un prénom différent chaque jour). C’est elle, qui donnera un sens à sa vie en la transformant en une fête perpétuelle arrosée de bulles de champagne tout en dansant, partout et tout le temps sur Mr Bojangles de Nina Simone, musique folle, triste et gaie à la fois…..
C’est leur fils qui assiste et qui raconte cette vie farfelue, ce tourbillon de fantaisies, il grandit parmi leurs nombreux amis dont l’Ordure, sénateur, bon vivant aux oreilles de crevettes, les mensonges à l’envers, l’école buissonnière (c’est connu à l’école on apprend rien!)…..

“Elle avait réussi à donner un sens à ma vie en la transformant en un bordel perpétuel”.

Et, quel joyeux bordel! Dans ce grand appartement, il est fortement conseillé de sauter sur les canapés, de faire la course dans les couloirs, le téléviseur est coiffé d’un bonnet d’âne pour le punir de ses mauvais programmes, on promène en ville, Mademoiselle Superfétatoire (un oiseau de Numidie, rapportée d’un voyage) à l’aide d’un collier de perles, fabriqué par madame, dans la chambre du gamin, un poster de Claude François est transformé en cible à fléchettes par le père, parce qu’il trouve qu’il chantait comme une casserole, mais Dieu merci disait-il, EDF avait mit fin à tout ça! Etc…..

Jusqu’au jour où sa mère après un de ses anniversaires commencera sa “métamorphose” et où ils devront mettre un coup de pied au cul à la raison et la fête ne pourra continuer….

Un premier roman bouleversant, plein d’humour, on est emporté par ce trio et leur vie fantasque, démente et on ne peut les lâcher….
Une petite merveille!
#EnAttendantBojangles
#OlivierBourdeaut
Editions Finitude.

I knew a man Bojangles
And he danced for you
In worn out shoes
With silver hair, a ragged shirt
And baggy pants, the old soft shoe
He jumped so high, he jumped so high
Then he lightly touched down

Texte Myriam Robert

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